we sign it - Limiter la pléthore étudiante en Médecine Vétérinaire à Liège

Limiter la pléthore étudiante en Médecine Vétérinaire à Liège

Nous sommes légion

Le nombre d’étudiants à la Faculté vétérinaire de Liège a explosé ces dernières années et continue de croître.

Signez pour demander au Ministre Marcourt et aux Recteurs des 4 universités de réduire à 250 le nombre d'étudiants admis en 2ème baccalauréat à la rentrée 2015-2016

 

Augmentatino drastique des nombres d'étudiants

Signez pour demander au Ministre Marcourt et aux Recteurs des 4 universités de réduire à 250 le nombre d'étudiants admis en 2ème baccalauréat à la rentrée 2015-2016

La pléthore d'étudiants en Médecine vétérinaire est un problème récurrent depuis 15 ans et la faculté est enragée. La Wallonie forme entre 250 et 380 vétérinaires par an. La Flandre en diplome 180-220.

Les besoins sont de 10-12 vétérinaires par million d'habitants et par an

La France en forme 550 dans 4 écoles.

Les Amphis ont 180 places, les standards Européens (AEEEV) ont établis à environ 200 notre capacité à encadrer un diplome reconnu, non seulement au niveau Européen, mais également pour la poursuite de programmes de spécialisation du Board EBVS http://www.ebvs.org/. Sans ce sésame, l'hôpital vétérinaire ne pourra plus héberger ses programmes de spécialisation, et nos étudiants ne pourront plus prétendre à s'inscrire dans un tel programme.

Les animaux sont le facteur limitant de la formation pratique, car la médecine vétérinaire n'est pas remboursée. A l'heure actuelle, la formation est approuvée pour 250 étudiants, ils sont 384 à entrer en 5ème année.

La Belgique a une tradition d'accueil séculaire, et respectée, puisque 40% des étudiants de dernière année sont étrangers. Elle permet actuellement à 30% de non-résidents de venir entrer dans le cursus. Ce qui est supérieur, de loin, à l'ensemble du programme ERASMUS en Europe. Le contribuable belge paye la note, sans intervention aucune des pays d'origines. Un étudiant de médecine vétérinaire coute à la société entre 90.000 et 100.000 euros sur son cursus complet.

Même à 250, la Wallonie formerait encore 5 fois ses propres besoins, en maintenant sa capacité d'accueil pour former les étrangers qui n'ont pas la chance de pouvoir faire leurs études dans leur pays. Et la Belgique serait le dernier pays européen à adopter une limitation.

A l'heure actuelle, le défi du contingentement est un débat piégé entre opinion publique, contexte de réduction liée à l'INAMI en médecine, perte des étudiants pour les budgets des autres universités.

Les Recteurs et le Ministre se livrent donc une bataille dont la formation risque d'être la victime.

Nos étudiants ont rencontré le ministre Marcourt, et voici leur sentiment :

Compte rendu de la rencontre entre les étudiants de la FMV de Liège et Monsieur Marcourt

Une délégation d’étudiants de la faculté de médecine vétérinaire de l’ULG s’est déplacée hier (lundi 8 juin 2015) au cabinet de Monsieur le Ministre Marcourt afin d’exposer les problèmes rencontrés par les étudiants vétérinaires liégeois.

Nous avons donc rencontré Monsieur Marcourt (ministre de l’enseignement supérieur), Monsieur Pelosato (Chef de cabinet pour l’enseignement) et Monsieur Pirenne (Attaché du ministre). Il a été exposé au ministre les craintes qu’entretiennent les étudiants vétérinaires de Liège au sujet de l’augmentation du nombre d’étudiants et des conséquences que celle-ci aurait sur notre formation. L’augmentation, déjà visible en premier master se traduit par une baisse drastique du nombre d’actes pratiques réalisés par les étudiants au cours de leur cursus, mais aussi par une augmentation dangereuse du risque d’accident en clinique. Il a aussi été évoqué l’urgence de la situation, en effet un retard de limitation engendrerait une dévaluation du diplôme de médecine vétérinaire fournit par l’ULG. Sortir d’une faculté reconnue pour avoir une formation inadaptée ne facilitera pas l’accession aux postes et internats lorsque l'on se retrouve face à des concurrents sortant de facultés accréditées. Nous avons également parlé de la position de certaines associations étudiantes défendant leurs doctrines personnelles sans tenir compte de l’avenir des étudiants qu’elles représentent.

Le ministre nous a alors rappelé son attachement à notre faculté et le lien particulier qu’il entretient avec la médecine vétérinaire. Il nous a annoncé avoir déjà entamé des réformes en proposant de diminuer de 30 à 20% le nombre d’étudiants non résidents. En revanche, pour ce qui est de la limitation ferme du nombre d’étudiants, il a expliqué être bloqué par la réticence des recteurs des 3 autres universités (Monsieur Yves Poullet pour l’UNamur, monsieur Didier Viviers pour l’ULB et monsieur Vincent Blondel pour l’UCL) ainsi que certains politiques.

Il est important de souligner que seul Albert Corhay recteur de l’ULG a compris la gravité de la situation vétérinaire et se place du coté de la FMV et ce en dépit des 5 millions d’euro de perte financière qu’elle engendrera pour l’ULG. Au contraire, les recteurs des trois autres universités refusent cette limitation, et ce dans le but de conserver l’apport financier de leur section vétérinaire. Rappelons que l’UNamur notamment, se sert de la médecine vétérinaire et l’argent qu’elle rapporte pour maintenir sa faculté des sciences à l’équilibre. La qualité des médecins vétérinaires diplômés de la FMV est donc bradée par ces recteurs sur un critère exclusivement financier, ils laissent à l’ULG le soin de se débrouiller avec 370 personnes en premier master en lieu et place des 250 que la faculté peut accueillir.

Nous espérons que les autorités académiques et politiques passeront outre ces considérations financières pour sauver la qualité de la formation vétérinaire de la FWB. Il en dépend de la qualité sanitaire du pays ainsi que la pérennité du diplôme de médecin vétérinaire « made in Belgium ».

                Les représentants étudiants au sein du conseil facultaire

Signez pour demander au Ministre Marcourt et aux Recteurs des 4 universités de réduire à 250 le nombre d'étudiants admis en 2ème baccalauréat à la rentrée 2015-2016

 

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